Ebola en Ituri : un acteur des droits humains appelle au renforcement de la riposte dans le site des déplacés de Kigonze

Des décès suspects liés à la maladie à virus Ebola ont été signalés ce jeudi 18 juin dans le site des déplacés de Kigonze, situé dans la ville de Bunia, en province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo.

Alors que la riposte contre cette épidémie se poursuit, l’acteur des droits humains Charité Banza Bavi tire la sonnette d’alarme sur le non-respect des mesures barrières dans ce site. Selon lui, cinq corps de personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola ont été inhumés par des déplacés sans respect des mesures de protection, une situation qui accroît les risques de propagation de la maladie.

Dans une déclaration faite à la presse ce jeudi à Bunia, l’activiste a appelé les autorités sanitaires ainsi que les partenaires humanitaires à renforcer les dispositifs de prévention et de surveillance dans cet espace particulièrement vulnérable.

« Une attention particulière doit leur être accordée afin d’éviter que ces espaces ne deviennent des foyers de propagation de la maladie », a-t-il déclaré.

Charité Banza estime que les efforts déjà engagés par les équipes de riposte doivent être intensifiés afin d’assurer une meilleure couverture des populations déplacées en matière de sensibilisation, de dépistage précoce et de suivi des contacts.

Il plaide également pour une implication accrue des leaders communautaires dans les campagnes de sensibilisation afin de favoriser l’adhésion des populations aux recommandations des équipes de riposte.

Cette alerte intervient alors que les équipes médicales restent mobilisées pour identifier rapidement les cas suspects, assurer leur prise en charge et briser la chaîne de transmission du virus. Face à cette situation, Charité Banza appelle à une coordination renforcée entre les autorités provinciales, les partenaires humanitaires et les communautés locales afin de mieux protéger les personnes déplacées, considérées parmi les groupes les plus vulnérables face à la menace d’Ebola.

Samuel Atido, depuis Bunia


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