Haut-Katanga : deux groupes de bandits présentés au ministre provincial de l’Intérieur à Kasumbalesa
Les services de sécurité ont présenté, ce lundi 19 janvier 2026, deux groupes de présumés bandits au ministre provincial de l’Intérieur, Jean-Jacques Kashiba, lors de son séjour à Kasumbalesa, une cité frontalière située à près de 90 kilomètres de Lubumbashi.
Cette présentation est intervenue à l’issue d’une mini-réunion de sécurité tenue avec les autorités locales. Selon des sources concordantes, les suspects ont été interpellés en flagrant délit de vol dans différents quartiers de la ville. Certains d’entre eux étaient en possession d’armes blanches, notamment des machettes.
Le premier groupe est composé de Kitenge Ngoy et Mbuyi Kalala Yanick, accusés de vols et d’extorsions de biens appartenant à des habitants de Kasumbalesa. Leur dernier forfait aurait été commis dans le quartier Meleki, a confirmé un responsable des services de sécurité.
Le second groupe, quant à lui, est constitué de cinq jeunes présumés bandits, appréhendés en pleine opération de vol dans la nuit de samedi à dimanche. D’après la police judiciaire, ces derniers auraient cambriolé le domicile du pasteur de l’église Nzambe Malamu, vers 2 heures du matin.
« Ces cinq individus ont été arrêtés alors qu’ils venaient de voler des ordinateurs et du matériel de studio appartenant au pasteur. Trois ordinateurs et plusieurs équipements ont déjà été restitués à la victime. Selon ses déclarations, d’autres biens restent encore introuvables. Ils faisaient partie d’un groupe d’une vingtaine de personnes. Nous vous présentons aujourd’hui ces cinq suspects avec les machettes saisies », a expliqué un responsable de la police judiciaire au ministre provincial.
Par ailleurs, plusieurs habitants de Kasumbalesa ont exprimé leur ras-le-bol face à la recrudescence de l’insécurité, dénonçant une supposée complicité ou un laxisme de certains services chargés de la sécurité.
« Nous espérons que ces bandits iront réellement en prison. Le problème, c’est que souvent, après leur arrestation, ils sont relâchés quelques jours plus tard et reviennent semer la terreur. Nous demandons qu’ils soient transférés dans une autre province pour purger leurs peines loin d’ici », a déclaré un habitant, visiblement indigné.
Saisi de la situation, le procureur général près la Cour d’appel du Haut-Katanga a fermement condamné ces actes criminels et donné des instructions strictes à ses collaborateurs pour que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur.
De son côté, le ministre provincial de l’Intérieur a salué le travail abattu par les services de sécurité, tout en appelant la population à renforcer la collaboration avec les forces de l’ordre, condition essentielle pour éradiquer durablement l’insécurité dans la cité frontalière de Kasumbalesa.
Paul Claudel Kamukenj
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