Ituri : une trentaine de journalistes et d’étudiants en SIC brevetés en sécurité numérique et en fact-checking
Une trentaine de journalistes et d'étudiants de la faculté des Sciences de l'Information et de la Communication (SIC) ont pris part, du 17 au 19 février, à une session de renforcement des capacités axée sur la sécurité numérique et la vérification des faits (fact-checking) à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, sanctionnée par des brevets de participation.
Organisée par Eleza Fact, un média spécialisé dans le fact-checking, cette formation visait à doter les professionnels des médias d'outils concrets et à les armer contre la désinformation et les discours de haine devenus récurrents dans les lieux publics.
Durant trois jours, les participants ont notamment appris à utiliser des outils de messagerie sécurisée, à protéger leurs contenus sur les réseaux sociaux, à détecter les tentatives de piratage et à sécuriser leurs appareils électroniques grâce à quelques outils de vérification des faits. Les formateurs ont insisté sur la nécessité de pérenniser les acquis de cette formation au-delà de la salle.
« [...] Allez surtout mettre en pratique les notions apprises et partager les connaissances acquises avec d'autres collègues journalistes qui n'ont pas été avec nous dans la salle », ont-ils indiqué.
Satisfaits, les participants ont salué la pertinence du thème. Toutefois, ils ont plaidé pour l’inclusion de l'Ituri dans le prochain programme de renforcement des capacités.
« L'Ituri ne bénéficie pas suffisamment des différentes séances de renforcement des capacités comme d'autres provinces. Nous demandons aux partenaires des médias de songer à l'Ituri lors des prochains processus de sélection », a dit Freddy Lorima, coordinateur du CORACOPI, le Collectif des radios communautaires et de proximité de l'Ituri, lors de la clôture de cette séance.
À noter que cette session de renforcement des capacités vient préparer les journalistes de l'Ituri appelés à œuvrer pour la vérité et un journalisme plus responsable et sensible aux conflits.
Samuel Atido, depuis Bunia
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