Kinshasa : le sit-in de l’opposition dispersé, Martin Fayulu fait état de deux morts
Malgré son interdiction par le gouverneur de la ville de Kinshasa, le sit-in organisé ce vendredi 12 juin 2026 par l’opposition devant le Palais du Peuple a été dispersé par la Police nationale congolaise à l’aide de gaz lacrymogènes.
Déterminés à maintenir leur mobilisation, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund ainsi que leurs partisans se sont retrouvés face à un important dispositif sécuritaire déployé autour du siège du Parlement.
Après plusieurs minutes de tension entre manifestants et forces de l’ordre, la situation s’est détériorée à la suite de tirs de sommation. Les policiers ont ensuite procédé à la dispersion de la foule.
Selon plusieurs témoignages, des blessés ont été enregistrés parmi les militants de l’opposition ainsi que parmi certains de leurs dirigeants. Aucun bilan officiel n’avait encore été communiqué par les autorités au moment de la rédaction de cet article.
Toutefois, Martin Fayulu affirme que deux manifestants ont perdu la vie lors de l’intervention des forces de l’ordre. L’une des victimes, connue sous le surnom de « Ngadiadia », aurait été atteinte par balle. Ces informations n’ont pas encore été confirmées officiellement.
L’opposition avait initié ce sit-in pour dénoncer ce qu’elle considère comme des tentatives de révision de la Constitution susceptibles de permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà des limites prévues par la loi fondamentale.
La veille de la manifestation, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, avait interdit le rassemblement devant le Palais du Peuple, invoquant le caractère sensible et sécurisé du site. Il avait proposé le terrain Assossa, dans la commune de Kasa-Vubu, comme lieu alternatif pour la tenue de la manifestation, une proposition rejetée par les organisateurs.
Ces incidents interviennent dans un climat politique marqué par de vives tensions autour des questions institutionnelles et des débats sur une éventuelle réforme constitutionnelle.
José Kapuku Mushilayi
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