Kinshasa : une journaliste de la RTGA dénonce une intervention musclée de policiers devant la FIKIN

Une journaliste de la Radio Télé Groupe Avenir (RTGA), Nana Buana, affirme avoir été victime d'une intervention musclée d'éléments de la Police nationale congolaise (PNC), le mardi 14 juillet 2026, devant la deuxième porte de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), alors qu'elle tentait de documenter une scène de présumées tracasseries policières visant des conducteurs de motos et de moto-tricycles.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des policiers auraient procédé à la saisie de plusieurs engins avant d'exiger jusqu'à 100 000 francs congolais pour leur restitution. Ces pratiques, dénoncées par les conducteurs comme des actes d'extorsion, auraient provoqué une vive tension entre les motocyclistes et les forces de l'ordre.

Alors qu'elle rentrait chez elle après son service, Nana Buana explique avoir assisté à la scène et décidé d'effectuer un appel vidéo avec une consœur travaillant au cabinet du vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, afin de lui montrer la situation qui se déroulait sur place.

La journaliste affirme qu'un policier en tenue civile lui a alors arraché son téléphone, avant qu'elle ne soit encerclée par plusieurs éléments de l'unité GMI Bravo FIKIN. Selon son témoignage, les agents voulaient vérifier si elle avait filmé ou enregistré des vidéos de l'intervention.

« Je leur ai rappelé qu'ils n'avaient aucun droit de saisir mon téléphone ni d'en fouiller le contenu sans base légale. Ils m'ont finalement relâchée avant de quitter rapidement les lieux lorsqu'ils ont appris que j'étais journaliste », a-t-elle déclaré.

Elle soutient également que des policiers auraient utilisé des pistolets à impulsion électrique (tasers) pour tenter de disperser des conducteurs de moto-tricycles qui s'opposaient aux opérations dénoncées comme des tracasseries.

À ce stade, la Police nationale congolaise et le ministère de l'Intérieur n'ont pas encore réagi officiellement à ces allégations. Les faits rapportés dans cet article reposent sur le témoignage de la journaliste concernée ainsi que sur ceux de plusieurs personnes présentes sur les lieux.

En attendant une éventuelle réaction des autorités compétentes, cette affaire relance le débat sur le respect de la liberté de la presse et les dénonciations récurrentes de tracasseries attribuées à certains éléments des forces de l'ordre.

José Kapuku Mushilayi


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