Les effets secondaires d’Ebola en Ituri : une flambée des prix des kits de protection constatée sur le marché
La résurgence de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri commence à produire ses premiers effets sur le marché local. Depuis l’annonce officielle de nouveaux cas, une hausse sensible des prix des kits de protection et des produits d’hygiène est observée, avec un impact considérable sur le panier de la ménagère.
Masques, savons liquides, désinfectants, chlore, entre autres, figurent parmi les articles dont les prix connaissent une flambée dans plusieurs pharmacies, boutiques et marchés de la ville.
À titre d’exemple, le cache-nez, qui se vendait à 500 FC, a doublé de prix sur le marché pour atteindre aujourd’hui 1 000 FC. Le gel hydroalcoolique, autrefois vendu entre 3 000 et 3 500 FC, coûte désormais jusqu’à 8 000 FC.
Des habitants dénoncent une spéculation entretenue par certains commerçants profitant de la peur liée à l’épidémie pour réaliser davantage de bénéfices. Bruno Akilisende, coordinateur d’un mouvement politique de l’Ituri, dénonce le silence des services étatiques face à cette situation, alors même que l’épidémie se propage davantage dans la ville.
Cette situation inquiète particulièrement les ménages à faible revenu, qui peinent déjà à satisfaire leurs besoins essentiels dans un contexte marqué par l’insécurité et la crise économique.
Des acteurs de la société civile appellent les autorités provinciales à renforcer le contrôle des prix afin d’éviter les abus et de garantir un accès équitable aux équipements de prévention contre Ebola.
Par ailleurs, ils demandent aux services de l’Économie nationale de veiller au respect des prix réels sur le marché afin de limiter les désordres observés ces derniers jours.
Il convient de noter que la maladie à virus Ebola a été déclarée dans les zones de santé de Bunia, Rwampara et Mongbwalu, en Ituri, le 15 mai dernier. Une riposte est actuellement en cours dans ces entités sous la supervision des services sanitaires, avec l’appui de l’OMS.
Samuel Atido, depuis Bunia
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