Lubumbashi : Mgr Nsolotshy s’engage à apurer les sept mois d’arriérés de salaires des enseignants du C.S. Imani
Le dossier relatif aux sept mois d’arriérés de salaires des enseignants du Complexe scolaire Imani a connu une avancée significative ce mardi 27 janvier 2026, à l’issue d’une réunion de crise présidée par le ministre provincial de l’Éducation, S.E. Georges Kandinga Mulundule.
Initialement prévue vendredi dernier sans aboutir, cette rencontre décisive s’est tenue au cabinet du ministre, dans un climat particulièrement tendu. À l’ouverture de la séance, l’absence du promoteur de l’établissement, Monseigneur Nsolotshy, pourtant officiellement convoqué dans le respect du délai administratif de 48 heures, a suscité l’indignation des participants.
Étaient présents à cette réunion le directeur provincial de l’Éducation, le professeur Joseph Mwinkeu Tshiend, l’inspecteur principal provincial (IPP) Jean-Pierre Kokumbo Egba, plusieurs cadres sous-provinciaux de l’éducation, les députés provinciaux Benathar Chilufya et Julien Kansanya, ainsi que les représentants des parents d’élèves et des enseignants.
Face à une situation qui paralyse le fonctionnement de l’école et compromet l’avenir scolaire des élèves, la tension est rapidement montée. Les parents, excédés par la persistance de la crise, ont réclamé l’application rigoureuse de la loi.
Prenant la parole, le directeur provincial de l’Éducation, Joseph Mwinkeu Tshiend, a rappelé les dispositions prévues par la loi-cadre de l’enseignement. Il a notamment évoqué l’article 58, qui prévoit le retrait de l’arrêté d’agrément pouvant entraîner la fermeture pure et simple de l’établissement. Il a également rappelé la possibilité d’une réquisition administrative, conformément à l’ordonnance-loi n°11/72 de 1940, permettant à l’État de prendre le contrôle temporaire de l’école et d’y installer un comité de gestion pour résoudre la crise.
Le Proved a détaillé une démarche progressive en trois paliers : la saisine de l’inspection du travail, l’intervention de la direction provinciale de l’éducation et, en dernier recours, la réquisition judiciaire.
Devant l’impasse, le ministre Georges Kandinga a suspendu la séance à 11 h 15, exigeant la présence du promoteur ou, à défaut, d’un délégué officiellement mandaté. Grâce à l’intervention de la députée provinciale Benathar Chilufya, qui s’est rendue personnellement auprès de Monseigneur Nsolotshy, la réunion a repris à 12 h 05.
Le promoteur a finalement été représenté par Monsieur Kankonde, préfet du secondaire, accompagné de la conseillère juridique de l’établissement, munis d’une procuration en bonne et due forme.
À l’issue de discussions jugées franches et parfois vives, un compromis a été trouvé. Le promoteur s’est engagé à procéder à l’apurement progressif des arriérés de salaires par paliers. Chaque paiement portera sur deux mois de salaire, incluant un mois en cours et un mois d’arriérés, jusqu’à l’épuration complète de la dette.
Le ministre provincial de l’Éducation a exigé que cet engagement soit formalisé par écrit, signé et scellé. Il a également ordonné l’élaboration d’un tableau d’échéances précisant les dates exactes de chaque versement, document qui devra être transmis à son cabinet pour suivi.
« Nous saluons l’implication personnelle de Son Excellence Monsieur le Ministre. Cette médiation était indispensable pour dénouer une situation qui avait trop duré », a déclaré Maître Joël Ngandu, délégué des parents d’élèves, au terme de la réunion.
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