RDC : Claudel Lubaya tacle à son tour les déclarations de Félix Tshisekedi
Les réactions de l’opposition continuent de se multiplier après la conférence de presse du président Félix Tshisekedi, tenue le 6 mai 2026 à Kinshasa. Après Delly Sesanga, c’est au tour de Claudel Lubaya de s’en prendre aux propos du chef de l’État concernant un éventuel troisième mandat et la révision de la Constitution.
Dans une déclaration rendue publique quelques heures après l’intervention présidentielle, Claudel Lubaya a rejeté l’idée selon laquelle une supposée volonté populaire pourrait permettre de contourner les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats.
« Aucune disposition de la Constitution ne prévoit qu’une prétendue volonté populaire puisse justifier une violation de sa lettre et de son esprit. Notre loi fondamentale organise exclusivement les modalités de sa révision, et non celles de sa transgression, sous peine de haute trahison.
Dès lors, invoquer une prétendue volonté du peuple pour justifier une intention frauduleuse n’est que duperie », a déclaré Claudel Lubaya.
Par cette sortie, l’opposant congolais accuse implicitement Félix Tshisekedi de chercher à préparer l’opinion à une modification des règles constitutionnelles en vue d’un maintien au pouvoir.
Ces critiques interviennent après les déclarations du président de la République affirmant qu’il n’avait pas demandé un troisième mandat, mais qu’il se disait « disponible » si le peuple le souhaitait.
Félix Tshisekedi avait également soutenu que le débat sur la révision constitutionnelle ne devait pas être automatiquement associé à la question du troisième mandat.
Le débat autour d’une éventuelle réforme de la Constitution continue ainsi de polariser la scène politique congolaise, alors que plusieurs acteurs de l’opposition mettent en garde contre toute initiative susceptible, selon eux, de fragiliser l’ordre constitutionnel et la stabilité des institutions en République démocratique du Congo.
Rédaction
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