RDC : l'ancien chef d'état-major Christian Tshiwewe face à la justice pour complot présumé et détention d'armes
L'ancien chef d'état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général d'armée Christian Tshiwewe Songesha, comparaît ce jeudi 4 juin 2026 devant la Haute Cour militaire dans une affaire aux implications sécuritaires et politiques majeures.
Le haut gradé est notamment poursuivi pour détention illégale d'armes et de munitions de guerre, après la découverte d'un important stock d'armement lors d'une perquisition effectuée dans sa résidence de la commune de la Gombe, à Kinshasa, en juillet 2025. Selon l'accusation, ces armes auraient été conservées sans autorisation légale.
Au-delà de cette infraction présumée, le ministère public militaire reproche également à l'ancien chef de l'armée son implication dans un projet visant à porter atteinte aux institutions de la République. Les enquêteurs soutiennent qu'il aurait participé, avec plusieurs autres officiers et personnalités poursuivis dans le même dossier, à une conspiration destinée à remettre en cause l'ordre constitutionnel par la voie armée.
Le procès, ouvert devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, concerne plusieurs officiers supérieurs des FARDC. Les prévenus doivent répondre de diverses accusations, notamment de complot, de trahison, d'apologie du terrorisme, de propagation de faux bruits ainsi que de détention illégale d'armes et de munitions de guerre.
Ancien commandant de la Garde républicaine puis chef d'état-major général des FARDC entre 2022 et 2024, Christian Tshiwewe avait été relevé de ses fonctions à la faveur d'un vaste remaniement militaire décidé par le président de la République, Félix Tshisekedi, en décembre 2024.
Alors que l'accusation affirme disposer d'éléments susceptibles de démontrer l'existence d'un projet de déstabilisation des institutions, la défense devrait s'attacher à contester les faits ainsi que les intentions prêtées aux prévenus.
L'issue de ce procès, particulièrement suivie par l'opinion publique, pourrait avoir des répercussions importantes sur la hiérarchie militaire ainsi que sur la vie politique congolaise.
Conformément au principe de la présomption d'innocence, les faits reprochés au général Christian Tshiwewe demeurent, à ce stade de la procédure, de simples accusations qui devront être établies ou infirmées par la justice à l'issue des débats judiciaires.
Rédaction
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