RDC : le cardinal Fridolin Ambongo appelle les Congolais à ériger un mur contre le changement de la Constitution

Dans un message empreint de fermeté, le cardinal Fridolin Ambongo est monté au créneau contre toute tentative de modification de la Constitution en République démocratique du Congo.

Dans une déclaration au ton ferme, l’archevêque de Kinshasa a appelé les Congolais, ainsi que les Églises catholique et protestante, à se mobiliser pour empêcher ce qu’il considère comme une dérive politique dangereuse pour l’avenir du pays.

Prenant la parole devant les fidèles, le prélat a dénoncé des initiatives qu’il estime motivées par des intérêts partisans plutôt que par le bien-être du peuple congolais. Selon lui, certaines réformes envisagées n’auraient pour objectif que de protéger une classe politique refusant une justice équitable et une gouvernance respectueuse des citoyens.

« À l’Église catholique qui est déjà en ordre de marche, à l’Église protestante, de se lever et de dresser les fronts pour faire barrage à toutes ces velléités », a déclaré le cardinal, avant de prévenir que « les jours à venir seront difficiles ».

Dans son intervention, Fridolin Ambongo a également invité la population à rester vigilante et prête à se mobiliser si des lois controversées venaient à être adoptées.

« Lorsque le moment viendra, lorsqu’ils s’obstineront à faire passer ces lois, il faudra qu’ils nous trouvent sur leur chemin », a-t-il averti.

Cette sortie intervient dans un climat politique marqué par des débats récurrents autour d’une éventuelle révision constitutionnelle en RDC. Sujet hautement sensible dans plusieurs pays africains, la question du changement de Constitution suscite souvent des tensions, notamment lorsqu’elle est perçue comme un moyen de consolider le pouvoir en place.

L’Église catholique, très influente en RDC, a régulièrement joué un rôle majeur dans les débats politiques et sociaux du pays.

Aux côtés des Églises protestantes, elle s’est souvent positionnée comme une voix de défense de la démocratie, de la justice sociale et du respect des institutions.

Par cette déclaration, le cardinal Ambongo réaffirme ainsi la volonté des confessions religieuses de rester attentives à l’évolution de la situation politique congolaise et d’intervenir dans le débat public lorsqu’elles jugent les intérêts de la nation menacés.

Robyzon Banza


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Commentaires (1)

  • Moyibi un traitre de naissance ambongo, si tout le monde va t'ecouter pas nous de goma et bukavu ceux qui meurent chaque jour, celles qu'on viole chaque jour n'est sont pas catholiques? As tu pensé à ça? On va la touché nous soutenons l'actuel président pour retrouvé une paix definitive

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