RDC : le gouvernement prolonge les mesures exceptionnelles sur les prix des carburants
Le gouvernement de République démocratique du Congo a décidé de prolonger pour une période supplémentaire de 45 jours les mesures exceptionnelles appliquées au secteur pétrolier afin de contenir la hausse des prix des carburants sur le marché national.
La décision a été officialisée dans une correspondance signée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, à la ministre des Hydrocarbures ainsi qu’au ministre des Finances, cette note intervient dans un contexte de tensions persistantes sur le marché pétrolier international, liées notamment à la crise dans le Golfe Persique. Le gouvernement justifie cette prorogation par la nécessité de protéger l’économie nationale contre les effets de la hausse des coûts internationaux des produits pétroliers.
Dans le cadre de cette décision, l’exécutif maintient la suspension de plusieurs taxes et frais appliqués aux importations et à la commercialisation des carburants. Sont notamment concernés les frais sanitaires, les frais PNHF-Hygiène aux frontières, les frais de régulation, les frais LMC, les frais de CGW ainsi que la redevance DGDA. Les frais d’inspection, de contrôle et les frais CVM demeurent quant à eux réduits à 50 %.
Le gouvernement a également décidé de suspendre, durant cette période, le principe de plafonnement du différentiel de transport. Cette mesure vise à donner davantage de flexibilité dans la gestion des coûts logistiques et à éviter une répercussion immédiate de la hausse des prix internationaux sur les consommateurs congolais.
À travers cette politique, les autorités cherchent à préserver la stabilité du marché pétrolier national et à limiter les conséquences de la crise énergétique mondiale sur le coût de la vie. En République démocratique du Congo, où les carburants influencent fortement les coûts du transport et des produits de première nécessité, toute variation importante des prix à la pompe peut avoir un impact direct sur l’inflation et le pouvoir d’achat des ménages.
Une nouvelle évaluation de la situation est prévue à l’issue des 45 jours afin de déterminer si d’autres ajustements seront nécessaires en fonction de l’évolution du marché international.
Rédaction
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