RDC : Moïse Katumbi recadre le débat : « Ce n’est pas la Constitution le problème »

Dans un climat politique de plus en plus tendu en République démocratique du Congo, la question d’une éventuelle révision constitutionnelle enflamme déjà les esprits. Mais pour Moïse Katumbi, le véritable problème est ailleurs, et il le dit sans détour.

Dans une vidéo devenue virale, le président du parti Ensemble pour la République s’oppose frontalement à l’idée de modifier la Constitution. Son message est clair, tranchant, presque accusateur : « Ce n’est pas la Constitution qui permet la mauvaise gestion dans le pays », prévient Moïse Katumbi.

Cette déclaration sonne comme un coup de tonnerre alors que la majorité parlementaire évoque ouvertement la possibilité de toucher à la loi fondamentale.

Un bouc émissaire tout trouvé ?

Pour Katumbi, pointer du doigt la Constitution serait une erreur — voire une diversion. Selon lui, les véritables causes des crises que traverse la RDC sont à chercher du côté de la gouvernance et du processus électoral.
Il va même plus loin en établissant un lien direct entre les tensions à l’Est du pays et les dernières élections : « S’il y a la guerre dans l’Est, c’est parce qu’il y a eu des élections chaotiques. »

Une affirmation forte, qui remet en cause la crédibilité du système électoral et interpelle directement les autorités en place.

« Nous avons la meilleure Constitution »

À contre-courant du discours réformateur, Katumbi prend la défense du texte actuel, qu’il qualifie sans hésitation de « meilleure Constitution du monde ».

Pour lui, le problème ne réside pas dans les règles, mais dans leur application.
Son appel est sans ambiguïté : « Soyons prêts à défendre cette Constitution. »

Derrière ce débat se cachent des enjeux cruciaux : équilibre des pouvoirs, avenir politique du pays et, surtout… confiance du peuple.

Dans ce contexte, la sortie médiatique de Katumbi apparaît comme une offensive politique calculée, visant à mobiliser l’opinion publique et à poser les termes du débat :
Faut-il changer les règles… ou simplement mieux les respecter ?

Une ligne de fracture assumée

En prenant position aussi fermement, Moïse Katumbi trace une ligne claire entre deux visions : celle d’un pouvoir prêt à réformer la Constitution, et celle d’une opposition qui dénonce une fuite en avant.

Le message est lancé. Reste à savoir s’il sera entendu — ou s’il marquera le début d’un bras de fer politique aux conséquences imprévisibles.

Rédaction


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Commentaires (1)

  • NOUS, NOUS DISONS OUI A LA CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION "car a eux qui refuse pour le changement de la constitution là"

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