Révision de la Constitution : Vital Kamerhe sort du silence
Après plusieurs mois de discrétion sur l'un des sujets les plus débattus de la scène politique congolaise, Vital Kamerhe a finalement pris position sur la question de la révision de la Constitution.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 1er juin 2026, le président de l'UNC estime que l'adaptation de la loi fondamentale est devenue une nécessité pour répondre aux défis actuels de la République démocratique du Congo.
« Si nous voulons bâtir un Congo fort et prospère, nous ne pouvons plus continuer à être régis par des textes initialement conçus pour une époque de transition », a déclaré Vital Kamerhe.
Selon lui, la Constitution actuelle a été élaborée dans un contexte particulier, marqué par la sortie des conflits et la nécessité d'assurer une transition politique stable. Deux décennies plus tard, le pays est confronté à de nouveaux enjeux qui exigent, à ses yeux, une réflexion approfondie sur le cadre institutionnel.
L'ancien président de l'Assemblée nationale considère que la réforme de la Constitution ne doit pas être perçue comme un simple débat politique ou partisan.
« Aujourd'hui, l'adaptation de notre loi fondamentale n'est pas une simple option politique ; elle s'impose à nous comme une nécessité historique », a-t-il affirmé.
Cette prise de position met fin aux nombreuses spéculations qui entouraient son silence sur cette question.
Alors que plusieurs figures de la majorité présidentielle se sont déjà prononcées en faveur d'une révision constitutionnelle, Vital Kamerhe avait jusque-là adopté une attitude prudente, appelant à une réflexion approfondie et au respect des mécanismes prévus par la Constitution.
Le débat reste toutefois loin de faire l'unanimité.
Les partisans de la révision soutiennent qu'elle permettrait de moderniser les institutions et de mieux répondre aux défis sécuritaires, économiques et sociaux du pays. De leur côté, les opposants craignent que cette initiative ne remette en cause certains équilibres institutionnels ainsi que les acquis démocratiques consacrés par la Constitution de 2006.
Dans un contexte politique marqué par de fortes sensibilités autour des questions institutionnelles, la déclaration de Vital Kamerhe pourrait contribuer à relancer les discussions sur l'avenir de la loi fondamentale congolaise.
Une chose est certaine : le débat sur la révision de la Constitution s'annonce comme l'un des principaux enjeux politiques des prochains mois en RDC.
Robyzon Banza
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