Tanganyika : l’UNPC plaide pour une presse protégée et responsable à l’ère du numérique
À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), section du Tanganyika, a organisé, le lundi 4 avril 2026, une journée de réflexion autour du thème : « Pas de paix, pas de développement sans une information de qualité ».
Réunis à cette occasion, les professionnels des médias de la province ont échangé sur leur rôle dans la société ainsi que sur les défis majeurs auxquels ils font face. Parmi les préoccupations soulevées, l’essor de l’intelligence artificielle a occupé une place centrale, étant perçu comme un facteur susceptible de transformer profondément les pratiques journalistiques et de questionner les fondements déontologiques du métier.
Les participants, souvent qualifiés de « chevaliers de la plume », ont exploré différentes pistes de solutions pour préserver la crédibilité de l’information et renforcer les standards professionnels dans un environnement médiatique en constante évolution.
Prenant la parole devant les partenaires et les représentants du gouvernement provincial, Mathias Makolovera a dressé un tableau préoccupant de la situation de la liberté de la presse dans la province.
Il a notamment évoqué des cas récents de violences, parmi lesquels l’agression d’un journaliste sportif à Kalemie et l’assassinat d’un autre professionnel des médias à Manono.
Dans son intervention, il a lancé un appel pressant en faveur d’un accompagnement accru des journalistes, mettant l’accent sur la nécessité de garantir leur sécurité et leur indépendance. « Une presse libre et protégée demeure un pilier essentiel pour un climat de communication sain, indispensable au développement », a-t-il souligné.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation des acteurs des médias du Tanganyika, déterminés à faire face aux mutations du secteur tout en défendant les principes fondamentaux du journalisme, dans un contexte où les enjeux liés à la technologie et à la sécurité deviennent de plus en plus cruciaux.
Georges Deghustenaire
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